Comment ces deux formes de DMLA évoluent-elles ?

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Durée de la vidéo : 3 min 06 s.

Transcription textuelle de cette vidéo

[Dr Nathalie Puche - Monbonnot-Saint-Martin (Grenoble)]

Il existe deux formes de DMLA. L’une atrophique, sèche, et l’autre humide, exsudative. Ces deux formes de DMLA ont des évolutions différentes.

La forme atrophique, encore appelée sèche, est d’évolution très progressive. Pendant longtemps les patients vont garder une bonne acuité visuelle, avec l’absence d’atteinte de la vision centrale. D’autres patient pourront par contre avoir une atteinte de la vision centrale.

A l’heure actuelle, dans la forme atrophique, il n’y a pas de traitement curatif. Il existe un traitement préventif à base de compléments nutritionnels, qui peut retarder l’évolution de la maladie.

La forme humide, ou encore appelée exsudative, elle est d’évolution plus rapide, avec l’apparition assez rapidement de tache noire, de déformations qui vont rapidement affecter la vision centrale. A l’inverse de la forme atrophique, à l’heure actuelle dans cette forme on peut proposer un traitement. Le traitement est à base d’injections intravitréennes et nécessite un suivi régulier avec une surveillance mensuelle et souvent des injections répétées.

Dans les deux cas il peut y avoir dans les formes évoluées une atteinte de la vision centrale. Il faut savoir que le patient ne devient jamais complètement aveugle. Il garde toujours une vision périphérique qui lui permet de garder un certain degré d’autonomie. Cependant sa vision centrale est gênée et représente un handicap dans la vie quotidienne comme pour conduire, lire, travailler sur l’ordinateur ou regarder la télé.

Il faut savoir aussi que le port de lunettes correctrices ne permet pas de retrouver cette vision centrale. Et le port de lunettes ne joue pas non plus sur l’évolution de la DMLA. Par contre on peut aider les patients en leur proposant des systèmes optiques grossissants.

Il peut exister un intervalle d’apparition de la maladie au niveau des deux yeux. Le patient peut avoir un œil atteint et garder l’autre œil sain pendant quelques années.

A l’inverse de la forme atrophique, dans la forme exsudative il existe actuellement un traitement. Ce traitement est basé sur des injections intravitréennes, c’est-à-dire à l’intérieur de l’œil. Il faut savoir qu’il s’agit d’un traitement suspensif. C’est-à-dire qu’il suspend la maladie mais n’est pas curatif. Il s’agit d’un traitement à vie qui nécessite une surveillance rigoureuse et parfois des injections répétées.