Quelle est la place des compléments alimentaires dans la DMLA ?

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Durée de la vidéo : 1 min 53 s.

Transcription textuelle de cette vidéo

[Pr Éric Souied, Chef de service - Service d’ophtalmologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil]

Ces compléments alimentaires sont par définition des compléments. On pourrait les trouver dans l’alimentation, mais il n’est pas toujours facile de modifier les habitudes alimentaires, déjà dans une population jeune. A fortiori dans une population âgée on ne peut pas modifier l’alimentation.

Il a été démontré par deux grosses études (la première une étude américaine qui date de 2001) qu’un cocktail de vitamines, non pas à des doses vitaminiques mais à des doses importantes – des doses anti-oxydantes – ce flash d’anti-oxydants sur du long terme diminue de 25 % (ce qui est énorme en termes de santé publique) l’incidence de la DMLA avérée. Autrement dit, prenez le chiffre quel qu’il soit dans chaque pays concerné par la DMLA, 25 % en moins de population si tout le monde prenait ce cocktail. Donc ça c’est important.

Et puis une étude française (NAT2 qui a été faite à Créteil) montre un effet préventif dans les populations qui prennent de façon régulière et à des doses importantes des oméga-3 à longue chaîne, en tous cas en prévention du deuxième œil, pour prévenir l’arrivée sur le deuxième œil.

Donc ça a été démontré : ils sont efficaces mais pas chez tout le monde tout le temps. C’est l’ophtalmologiste qui, après l’examen de la macula, va pouvoir dire à son patient s’il peut et s’il doit prendre des suppléments alimentaires.